FX18 Relève Le Gant

Timisoara, Avril 1967.

Le professeur Manescu a égaré son porte-documents contenant des notes top-secret, suite à une soirée passée chez des amis. C’est la police qui la lui rend le lendemain, prétendument retrouvée dans la rue par un passant. Il s’en sort bien: désormais il ne peut plus se déplacer au delà du rideau de fer. Il peut continuer à enseigner à l’université, et à effectuer ses recherches dans le domaine  bactériologique.

Coplan recoit un courrier du professeur Walcox de Chicago ( Coplan Brouille Les Cartes ). Il accepte de rencontrer un correspondant de Walcox à Paris: Le mouvement Pugwash est en danger. Des scientifiques de tous pays se réunissent pour dénoncer le danger du surarmement des grandes puissances. nombreux d’entre eux sont victimes de coincidences fâcheuses. Il n’y a pas deux cas identiques, mais désormais il leur est impossible de militer pour Pugwash, c’est le cas du roumain Manescu par exemple.

Coplan à priori ne va pas mettre en place un service de protection de Pugwash. Toutefois il accepte d’étudier un cas particulier, et d’en tirer d’éventuelles leçons. En marge du Sdec. Il obtient 10 jours de congés et part enquêter à Timisoara. Il découvre rapidement que c’est à l’instigation d’un certain Heinrich Bremer citoyen de Berlin Ouest que des proches de Manescu ont manoeuvré pour le mettre sur la touche. Fin de l’enquête, il rentre à Paris et rend compte à Hervé de Lassalle, son interlocuteur de Pugwash à Paris.

Le Vieux envoie Coplan à Berlin enquêter sur un certain Bremer qui aurait approché un scientifique français, surement une manoeuvre de Lassalle. En plus du correspondant du Sdec à Berlin, Coplan pourra compter sur l’aide du docteur Schrott, sympathisant de Pugwash à Berlin, chercheur en infra-sons, aussi bien en détection qu’en émission. Coplan tâte le terrain du coté de l’entreprise où travaille Bremer. Il est enlevé.

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Coplan revient de loin.

Paris, Janvier 1967.

Monique Fallain, 24 ans, signe son contrat d’engagement au Sdec. Pour six mois, malgré les réticences de la commission de sélection, le vieux a validé son engagement, et Coplan, qui a été désigné pour tutorer ses débuts, aussi.

Sa première mission: entrer dans le cercle rapproché d’un ancien haut fonctionnaire, Antoine Koniatis, qui s’est converti dans le commerce des métaux stratégiques, et aurait accumulé une fortune considérable. La rencontre fortuite a été organisée dans le bar parisien où Koniatis a ses habitudes en fin de journée: le Konarak. Tout se passe admirablement bien: Koniatis, lui aussi, est charmé par l’humour incisif de Monique. La soirée se termine dans son lit.

Monique devient sa maitresse, puis sa secrétaire particulière qui l’accompagne dans tous ses déplacements. Il est en train de monter une grosse affaire entre l’Allemagne de l’Ouest d’une part et l’Allemagne de l’Est et la Yougoslavie d’autre part. Après plusieurs contacts en Europe, c’est en Uruguay, à Punta del Este que l’affaire devrait se conclure. Si tout va bien.

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Complot Pour Demain

Santiago du Chili, 1967.

Trois jeunes gens (un étudiant en médecine, deux voyous) s’introduisent en pleine nuit chez un universitaire, chercheur en médecine. Ils repartent avec la formule d’un traitement contraceptif par injection et le protocole de son utilisation.

Paris. Des jeunes gens, recrutés par différentes voies, convergent vers le siège du syndicat CGT mécanique de précision. Le local est mis à sac, un document classé confidentiel est dérobé: il s’agit d’un rapport de l’OCDE qui détaille la répartition des programmes de recherche (pays, universités, entreprises, …) dans les pays membres pour les années à venir.

Majorque. Larry Evans, citoyen américain, y rencontre de jeunes ingénieurs français, souvent accompagnés par de jeunes femmes peu farouches. Il leur propose de mirifiques contrats d’expatriation vers les Etats-Unis d’Amérique. Un soir il tombe dans un piège tendu par un de ses « amis ». Coplan, chargé de le surveiller, assiste à son assassinat.

Paris. De retour en France, Coplan et son équipe enquêtent sur l’entourage français d’Evans. A Majorque, l’américain Evans disposait d’une copie du rapport français de l’OCDE.  Coplan a tôt fait de trouver des liens entre les gens de Majorque et ceux du local CGT, même si leur qualité de vieux (Coplan et ses équipiers ont tous plus de 30 ans) ne leur facilite pas la tâche dans ces milieux de très jeunes gens, qui veulent agir concrêtement pour faire bouger le monde rétrograde qui les entoure. C’est le prélude à l’année suivante et son fameux mois de Mai.

 

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Coplan Sur La Corde raide

Beyrouth, Septembre 1966.

Cinq politiciens arabes se réunissent secrêtement depuis des semaines: un libanais, un syrien, un jordanien, un saoudien, un kowetien. Tous détestent l’influent Riad Zeddine, libanais panarabe et extrémiste musulman. Lors de leur réunion de Septembre 66, ils décident de confier aux services spéciaux français l’organisation d’une campagne de sabotage politique destinée à l’éliminer de l’échiquier politique.

C’est Francis Coplan qui va s’y coller, à titre personnel, avec la bénédiction du Vieux. Le Sdec ne peut pas prendre le moindre risque dans la conjoncture actuelle, même si la France a subi depuis ces dernières années de sérieux revers à cause de ce Zeddine. Il a beaucoup d’autres ennemis d’ailleurs.

Coplan va s’attaquer d’abord à un neveu de Riad Zeddine. Sans emploi, ce dépravé passe toutes ses nuits au Nébo Paradise, célèbre lieu de débauche du Beyrouth by night. Consommateur de stupéfiants et d’alcools forts, il exhibe souvent le 6.35 qui ne le quitte jamais. Coplan pourra compter sur la bienveillance de tous ceux qui ont eu à pâtir de l’ambition sans limites de Riad Zeddine: directeurs de journaux, policiers, juges qui ne se dégonfleront pas , chacun dans leur domaine, le moment venu.

Le petit voyou, puis son père vont faciliter la tache de Coplan, alors que Riad est injoignable, éloigné au Caire lors d’une assemblée générale de la ligue arabe.

MAJ 21/11/2017: modifications mineures

 

 

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Contacts Est-Ouest

Etats-Unis, Septembre 1966.

Un astéroide parcourt depuis la nuit des temps une orbite très elliptique autour du soleil en 392 jours. Il vient de se satelliser autour de la terre à 72000 km d’altitude, ce qui fait saliver les militaires, avant de les inquiéter: cette mise en orbite ne peut pas s’être réalisé par les seuls lois de la mécanique céleste.

L’agent Zolinski part à Moscou, et l’agent Coplan à New York. Tous deux ont la même mission: savoir qui, des russes ou des américains, a pu modifié la trajectoire de 1959-GE, alias Scipion, astéroide pesant dans le milliard de tonnes selon les calculs, afin de le satelliser artificiellement autour de la terre, ce qui semble, compte tenu de la puissance nécessaire, totalement inimaginable.

Coplan réussit à identifier un colonel travaillant dans le bureau qui, au sein du Pentagone, coordonne toutes les activités gouvernementales autour du projet « Lampadaire ». Sur le point d’obtenir des informations de la part de ce colonel, Coplan se retrouve en détention à Moscou. Les russes n’envisagent rien de moins que de l’envoyer dans l’espace avec deux cosmonautes russes dans une cellule proton placés en haut d’un lanceur.

Il leur servirait  de témoin impartial pour démontrer que les Etats-Unis violent le code de l’espace en investissant unilatéralement Scipion. Si les Etats-Unis s’entêtaient, ce serait la guerre nucléaire, les russes ne céderont pas. Coplan part à Baykonour commencer son entrainement accéléré, dans l’attente d’un hypothétique feu vert de Paris.

 

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Coplan Dans Le Labyrinthe

Rio de Janeiro, Février 1966.

Coplan débarque à Rio de Janeiro en plein carnaval. Il va loger chez une collègue du service, France Langon. Il est chargé, avec d’autres agents du Sdec, de surveiller Marcel Mounot , citoyen français, apparemment en vacances au Brésil en compagnie de trois citoyens américains.

Francis Coplan comprend rapidement que Mounot et ses acolytes eux-mêmes surveillent un trio de noirs, qu’ils suivent partout à travers Rio. Les évènements s’accélèrent. Mounot assassine l’un des trois noirs et se fait immédiatement tuer par l’un des deux autres, tout cela au milieu de la foule en pleine nuit de carnaval: mission terminée.

De retour à Paris, Coplan découvre que Mounot était soupçonné d’avoir trempé dans le meurtre à Londres d’un autre noir, opposant Sud-Africain, c’est pour cela qu’il était surveillé. Coplan reprend l’équipe qui surveillait Mounot en métropole et fait une perquisition discrète à son domicile. Deux pistes s’imposent: La LIDACO, Ligue  Internationale pour la Défense Artistique et Culturelle de l’Occident, et une ancienne fiancée de Mounot, Anne-Marie Vernay.

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Barrage A Bogota

Bogota, 1966.

La république de Colombie compte crée une liaison maritime entre l’océan Atlantique et l’océan Pacifique. Pour le creusement d’un canal concurrent du canal de Panama, elle sollicite l’assistance technique de la France pour le creusement d’un tunnel stratégique à l’aide de cinq charges nucléaires de 50 kilotonnes chacune:

  • un cout réduit: 200 fois moins cher que par la méthode traditionnelle
  • une substancielle économie de temps, les opposants auront moins de temps pour saboter le chantier.

La France accepte: elle garde la maitrise complète de la partie nucléaire du projet, les navires sous pavillon français, civils ou militaires, auront droit à un passage libre et gratuit pendant 99 ans sur le nouveau canal.

La Colombie ne prendra aucune mesure exceptionnelle, pour éviter d’attirer l’attention sur le projet: les états-unis vont évidemment s’opposer à leur monopole de passage d’un océan à l’autre via le canal de Panama, et ils ont des yeux et des oreilles partout en Colombie. On n’écarte pas non plus l’hypothèse d’oppositions internes à la Colombie. Des informations tronquées seront diffusées pour faire diversion.

Le Sdec de son coté va déployer deux types d’actions: recueillir toute information qui circulerait en relation avec le projet d’une part, et agir en conséquence en s’appuyant sur un trio d’agents venus spécialement de Paris d’autre part: Bruno Seelinger, Christine Lagrange et « Ciment », l’ancien gorille du président De Gaulle, que Francis surnomme affectueusement « gros lard ».

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