Fanatismes dans L’Ombre

Abidjan, Mars 1980

Michel Aubin, expatrié français, directeur de gestion de la CEFOCI, puissante société d’exploitation forestière en Côte d’Ivoire, est sollicité dans son bureau par William Dington, un émissaire présumé d’un parti interdit d’extreme-gauche, l’OFOPOC. Dington est très bien renseigné sur le passé gauchiste d’Aubin, et de sa laison avec Maria Dual. Soit il collabore avec eux, soit c’est la mort. Aubin prévient immédiatement la sureté ivoirienne. La coopération jouant à plein, le Sdec envoie à Abidjan un spécialiste.

Francis Coplan débarque donc en Afrique. Il rencontre d’abord Aubin, à qui il conseille d’aller se mettre à l’abri avec sa maitresse, puis l’inspecteur Rémel, qui sera son contact coté police ivoirienne. Le soir même, il se rend incognito dans un bar de Treichville, tenu par Galda Lori. Cette blanche d’origine espagnole est une indic de la sureté dans le parti Ofopoc. c’est Galda qui met le grappin sur Francis. Il se fait passer pour un trafiquant d’armes qui a un rendez-vous avec William Dington.

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Le Secret Bleu

Arecibo, Décembre 1979.

Tout à fait par hasard, l’équipe américaine rattachée au radiotéléscope de Arecibo à Porto Rico capte un message radio éléctrique provenant de la constellation d’Orion, plus précisément de la région d’Alnitak, ou Dzèta d’Orion. Compte tenu des mouvements respectifs de la terre et la constellation, la réception n’est possible que sur des durées  assez courtes.

D’abord un message répétitif qui dure 19 minutes 10 secondes sur la fréquence 1.4029 GHz, puis après avoir décodé le message, se mettre  à l’écoute de la fréquence 1.6433 GHz pour visionner des images fixes au format 512×500. Au rythme des fenêtres de réception, il faudra des semaines pour avoir suffisamment de matière pour décoder les données reçues, qui ressemblent plutot à une encyclopédie scientifique. Compte tenu de la distance, il faudrait 1300 ans pour obtenir en retour une réponse si on leur posait une question.

Une escouade d’agents du FBI débarque à Porto-Rico pour protéger le black-out décrété par les autorités des USA sur cette preuve de vie extra-terrestre. Raf Gillon, veuf depuis peu, s’est un peu rapproché de la religion. Il craint fort que les nouvelles connaissances expédiées depuis l’autre bout de l’espace vont être accaparées par les USA et l’URSS, comme toujours. Gillon, juif américain, estime qu’ Israel, entouré d’ennemis devrait aussi en bénéficier. Après avoir retourné le problème dans tout les sens, le week-end suivant il loue un yacht avec skipper et part faire un tour dans les Antilles, il se fait débarquer en Guadeloupe, d’où il pourra partir en avion pour l’Europe puis Israel. Il n’emporte aucune des données reçues, mais il connait les coordonnées de l’émetteur et la fréquence.

Repéré par la Police, il est interpellé: dans sa fuite improvisée, il a trop peu de bagages, et surtout il n’a pas assez d’argent pour revenir d’Europe. Il finit par avouer qu’il n’en a pas l’intention, qu’il veut se réfugier en Israel. La DST est avisée de son cas.

Francis Coplan débarque de métropole, depuis Paris, on a compris l’essentiel de la situation: Gillon a un problème de conscience avec le sujet brulant auquel est affecté une partie du temps le radiotélescope: les preuves de vie extra-terrestre …

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Mercenaires De L’Absurde

Paris, Septembre 1979.

Kader Bizouk, combattant palestinien, vient d’être libéré de prison en Syrie, où il s’était réfugié après une opération sanglante contre des Israéliens.Il vient de débarquer à Paris où l’organisation a décidé de le guérir de sa dépression.D’abord, lui remonter le moral: c’est le rôle de Moussa Goura, la cousine de Halad Hyad, une légende chez les combattants de l’OLP.

Un Dimanche soir, un certain Youssef se fait annoncer pour remettre un message en mains propres à Kaled, accompagné de son garde du corps, il … abat froidement Kader, Moussa et le gardien de la maison.

Les deux amoureux sont allé plusieurs fois manger dans un troquet de Clichy. Un des serveurs, indic de la DST, les a discrètement photographié, ainsi que deux hommes venus au troquet en même temps qu’eux. L’un des deux est reconnu comme un protagoniste d’autres affaires de morts violentes en Europe de citoyens de pays arabe, identifié comme salarié de l’OFEPRO, agence de sécurité privée basée  à Genève. C’est tout ce dont disposent les autorités françaises dans cette affaire.

François Caumas, citoyen belge débarque  à Genève. Il a décroché un entretien d’embauche suite  à sa candidature spontanée. C’est évidemment Francis Coplan, sur instruction du Vieux à Paris, qui va essayer de se faire embaucher par l’OFEPRO pour la sonder de l’intérieur.

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